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L’appui du PNUD à l’insertion des jeunes en période post-conflit en Côte d’Ivoire (Abidjan, le Lundi 22 Septembre 2008)

 
1059. Tel est le nombre des premiers bénéficiaires du projet d’appui a l’insertion des jeunes en période post conflit en Côte d’Ivoire que conduit le PNUD avec un financement d’un montant de 1 043 250 USD du Gouvernement de la Norvège.

La signature de conventions entre les bénéficiaires et le PNUD a eu lieu le lundi 8 septembre 2008 dans les locaux de l’institution en présence du Maire d’Anyama, M. Akouandi Apia Georges, représentant les autres Maires des communes abritant les projets, les responsables des associations récipiendaires, et le Directeur Pays du PNUD, M. André François Carvalho. Etaient également présents le Conseiller au Programme, Dr. Ezoua, et l’équipe du projet.

Les 20 microprojets sélectionnés ont été présentés par des associations et unions de jeunes de 3 communes du District d’Abidjan, à savoir Anyama, Abobo et Port Bouet pour un financement total de 130 626 990 F CFA. Ils concernent les secteurs de l’élevage, de la fabrication et de la commercialisation, de la distribution, de la formation et de l’installation en fin d’apprentissage. Ils doivent permettre aux bénéficiaires d’être relativement autonomes au plan financier, de créer des emplois et générer des ressources tout en intégrant une politique de développement global.

S’adressant aux premiers bénéficiaires de ce projet pilote, M. Carvalho, a dit «  Ceci est un ballon d’essai c'est-à-dire un ballon que si nous échouons, ça se perce et ça retombe … mais c’est un ballon qui peut s’envoler dans le ciel très beau et attirer le regard de tous. Il est donc important, que ce qui va nous nouer à travers cette convention se traduise en des résultats positifs…….si nous le faisons bien, ceux qui nous ont donné ce financement viendront voir ce que vous avez fait, en parleront à d’autres qui seraient donc davantage motivés pour voir que à votre niveau vous avez la volonté de vous en sortir, vous avez la volonté de traiter des problèmes qui concernent vos familles, vos enfants, et qui concernent aussi la concorde, le dialogue au sein de vos communautés de façon à asseoir la paix… ».

Dans le cadre de la gestion post conflit, la (ré) insertion socio-économique des jeunes constitue le défi majeur à atteindre. Elle permettra aux jeunes d’être relativement autonomes au plan financier, de créer des emplois et générer des ressources tout en intégrant une politique de développement global. Dans cette perspective, , le projet d’appui se veut d’appuyer les efforts du Gouvernement ivoirien dans le domaine de l’insertion et la réinsertion socio-économique durable des jeunes, composante sensible de consolidation de la paix, de réconciliation nationale et de cohésion sociale en Côte d’Ivoire. Aussi, ambitionne-t-il de jouer un rôle catalyseur dans l’ensemble des initiatives nationales réinsertion des jeunes en Côte d’Ivoire, et ce, dans une dynamique de reconstruction post-conflit.

A terme, il est destiné à faciliter la réinsertion de 1 500 jeunes affectés par le conflit n’ayant toutefois pas participé directement au conflit armé mais qui représentent une population à risque issus des régions du sud (Abidjan et périphérie) et du centre (Bouaké), afin de les rendre moins vulnérables aux manœuvres de recrutement au sein des groupes armés ou des milices.

Le projet vise en substance à appuyer :
. l’orientation et la formation professionnelle des jeunes ;
. l’auto-emploi à travers un appui aux activités génératrices de revenus et à l’insertion dans les programmes d’appui à l’emploi ;
. la promotion de la cohésion sociale dans les communautés d’installation des jeunes affectés.

Dans son approche et afin d’optimiser les résulats escomptés, le projet tiendra compte des besoins différenciés des hommes et des femmes, capitalisera sur les initiatives en cours et misera sur le renforcement des capacités des élus locaux à s’approprier, concevoir et mettre en oeuvre des stratégies de développement local, incluant à titre prioritare la question de l’emploi des jeunes.


Aux premiers bénéficiaires d’Anyama, Abobo et Port Bouet, se joindront, à l’issue de la phase 2 de sélection des projets, ceux d’autres communes à savoir Treichville, Grand Bassam et de Bouaké.



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