Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) - CE QUE SONT LES OMD (cliquez) & OMD EN COTE D'IVOIRE
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Le VIH/Sida - La tuberculose - Estimations - & Prévalence selon le sexe (pour le sida) VIH/Sida - Selon l’Enquête des Indicateurs de Santé 2005 de Côte d’Ivoire (EIS-CI) , le taux de séroprévalence nationale est de 4,7%, avec 6,4% chez les femmes et 2,9% chez les hommes. Ainsi, de quatre hommes contaminés pour une femme contaminée au début de l’épidémie, cette tendance s’est inversée avec un homme contaminé pour deux femmes contaminées en 2005 ; ce qui confirme la féminisation du VIH/SIDA en Côte d’Ivoire. La tranche de la population la plus touchée se situe entre 25-49 ans avec un pic à 30-34 ans. Le rapport 2006 de l’ONUSIDA, qui fait le point de la pandémie du VIH/SIDA en Côte d’Ivoire, estime à 750 000 le nombre de personnes vivant avec le VIH et à 450 000 le nombre d’orphelins et enfants sont rendus vulnérables du fait de l’épidémie. La Côte d’Ivoire a institué un Comité National de Lutte contre le SIDA en 1987. Dans cette phase de la lutte, les activités étaient essentiellement axées sur la surveillance épidémiologique, l’information, l’éducation et la communication pour la promotion de l’utilisation des préservatifs. Après l’établissement d’un lien étroit avec la tuberculose, ce Comité est devenu en 1994, le Programme National de Lutte contre le SIDA, les IST et la tuberculose. Dans cette nouvelle approche, les aspects de dépistage et de prise en charge des malades pour le diagnostic et le traitement des affections opportunistes seront pris en compte. Face à la menace du VIH Sida qui continue de faire des ravages dans la population, le Président de la République a décidé de la création d’un Ministère spécifiquement en charge des questions du VIH/SIDA en 2001. Avec l’avènement de ce Ministère qui assure la coordination de toutes les interventions de lutte contre le SIDA, plusieurs acteurs issus du secteur privé, de la société civile et des élus locaux agissent de manière concertée pour poursuivre la prévention et assurer la faveur de la prise en charge, du renforcement des capacités, de la recherche et du financement s’opèrent avec le concours des partenaires au développement. La prévention porte sur les activités de communication, le conseil et le dépistage volontaire, la transmission mère-enfant, la prise en charge des infections sexuellement transmissibles, la sécurité transfusionnelle et des injections, la lutte contre la stigmatisation et la discrimination vis-à-vis des personnes infectées. A ce jour, 147 établissements sont dénombrés dans le cadre des activités de prévention de la transmission mère-enfant sur l’ensemble du territoire national. Dans cette même dynamique, 147 établissements offrent des services de conseil et de dépistage volontaire fin décembre 2006. Quant à la prise en charge, 103 structures couvrent six volets que sont le traitement, les soins palliatifs, la prise en charge des orphelins et enfants vulnérables, le soutien nutritionnel des personnes infectées, le soutien socio-économique, le soutien juridique.
La tuberculose : En 2006, le nombre de nouveaux cas de tuberculose en Côte d’Ivoire est estimé à 70.220, soit une incidence de 393 cas pour 100.000 habitants. L’incidence de la tuberculose pulmonaire à microscopie positive, la forme la plus grave, est de 169 pour 100.000 habitants. En 2003, 11.323 décès sont dus à cette pathologie, quand 17 678 décès résultaient de la co-infection avec le VIH/SIDA. Enfin, la tuberculose constitue la principale cause de décès et d’infection opportuniste chez les personnes vivant avec le VIH/SIDA avec respectivement une prévalence de 32% et 36%. La lutte antituberculeuse est organisée selon 3 niveaux opérationnels. Le premier niveau dit central, comprend les services de pneumo-phtisiologies installés dans les centres hospitaliers universitaires de Treichville, Cocody et Bouaké, et l’Institut Pasteur de Côte d’Ivoire qui est le Laboratoire National de Référence. Le second niveau qualifié d’intermédiaire, regroupe les huit centres antituberculeux régionaux de référence. Enfin, le dernier niveau, périphérique, englobe les centres de diagnostic et de traitement de la tuberculose intégrés, soit dans les Districts sanitaires, soit dans les hôpitaux généraux ou la formation sanitaire qui joue un rôle de relais pour les centres de diagnostic et de traitement pour le suivi du traitement des malades de la tuberculose. La prise en charge des nouveaux cas de tuberculose à frottis positifs a amélioré le taux de succès du traitement passant de 68% en 2001 à 72% en 2003 et 2004. Cependant, le taux de malades perdus de vue reste élevé au-delà de 10%, réduisant ainsi le taux de succès du traitement des anciens cas. Ce taux qui était de 57% en 2001 est passé à 53% en 2004. Dans le système national de soins, le Programme national de lutte contre la tuberculose développe depuis 2001, la stratégie ‘’DOTS’’ conformément aux recommandations de l’OMS. Estimations Sources : (1) ONUSIDA, Rapport sur l’épidémie 2006, (2) Enquête sur les indicateurs du sida
Taux de prévalence selon le sexe
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