Gouvernance démocratique
La Côte d'Ivoire traverse des étapes critiques dans les processus de développement politico- institutionnel et de démocratisation, de gestion économique et financière et de gestion administrative.
Dans le domaine de la gouvernance, malgré les efforts réalisés dans la résolution de la crise ivoirienne et l'engagement pris par les autorités politiques d'organiser à court terme l'élection présidentielle, il subsiste de sérieux problèmes récurrents relatifs : à la consolidation de la paix et de la sécurité, à la restauration de la confiance, à la promotion de l'Etat de droit, à la crédibilité de l'appareil judiciaire, à l'amélioration des conditions de vie des populations et de leur accès aux services sociaux de base, à la violence contre les femmes, aux capacités et moyens d'intervention de l'administration publique, ainsi qu'à l'amélioration du climat des affaires et à la relance de l'économie nationale.
Le Gouvernement a adopté en février 2007, une stratégie nationale de bonne gouvernance articulée autour des priorités stratégiques suivantes : (i) la re-légitimation de l'Etat, (ii) la réhabilitation du secteur de la justice, le renforcement de la fonction sécuritaire et la consolidation de la chaîne de contrôle de l'action publique, et (iii) le renforcement des capacités nationales et la valorisation des compétences humaines.
A l'issue de la période de sortie de crise en cours qui doit prendre fin avec les prochaines élections prévues à la mi 2010, un nouvel Etat ivoirien avec de nouvelles institutions devrait voir le jour capable d'entreprendre la réhabilitation et la reconstruction nationale. Toutefois, une reconstruction nationale sans la mise en œuvre des règles de bonne gouvernance ne peut conduire à la stabilité institutionnelle, sociale et à un développement humain global et durable en Côte d'Ivoire.
Avec la reprise de la coopération internationale, l'ensemble du Système des Nations Unies engagé dans le Plan Cadre des Nations Unies pour le Développement (UNDAF) a retenu cinq effets dans les domaines de la consolidation de la paix, de la bonne gouvernance, de la relance économique, de l'environnement et des secteurs sociaux de base. Ainsi, d'ici 2013, les cinq effets attendus sont les suivants:
- La paix est consolidée par le renforcement de la sécurité des personnes et des biens, et par la création des conditions favorables à la réconciliation nationale, à la réinsertion communautaire et au respect des droits de l'homme ;
- Les institutions nationales et locales ainsi que les organisations de la société civile sont restaurées sur le territoire national et les capacités de bonne gouvernance sont renforcées pour mieux servir toutes les couches de population, en respectant l'égalité de genre et les droits de l'homme ;
- L'accès équitable pour tous aux services sociaux de base de qualité ainsi que la protection sociale et l'assistance aux groupes vulnérables sont à améliorer ;
- Les capacités du gouvernement, du secteur privé et des populations, notamment les plus vulnérables à créer des emplois et des richesses et à assurer la sécurité alimentaire sont renforcées ;
- Les ressources en eau, forestières et environnementales sont protégées, préservées et gérées de façon durable et concertée.
Pour la réalisation de ces effets UNDAF, le PNUD en accord avec le Gouvernement a retenu, dans son plan d'action de programme de pays (CPAP) trois axes d'intervention : la réduction de la pauvreté pour l'atteinte des OMD, la gouvernance, et la prévention de crises et le relèvement.
Le programme d'assistance du PNUD s'inscrit aussi dans le cadre des préoccupations en matière de développement humain durable et de lutte contre la pauvreté, les dimensions politique, administrative et économique de la gouvernance constituant des dimensions centrales dans ces domaines.