Consultation sur la position commune Africaine pour la préparation de la première réunion ministerielle de Mexico (Avril 2014) sur le partenariat mondiale

24 févr. 2014


Excellence Monsieur le Premier Ministre, Ministre de l’Economie, des Finances et du Budget
Monsieur le Ministre d’Etat, Ministre du Plan et du Développement
Madame le Ministre auprès du Premier Ministre chargé de l’Economie et des Finances
Mesdames et
Mesdames, Messieurs les Ambassadeurs et Chefs des organisations de coopération multilatérale et bilatérale
Mesdames et Messieurs les Représentants des Collectivités Décentralisées
Mesdames et Messieurs les Représentants de la société civile
Mesdames et Messieurs les Représentants du Secteur Privé
Honorables Invités
Distingués participants d’ici et d’ailleurs
Mesdames, Messieurs

Au nom du système des Nations Unies, je voudrais adresser mes sincères félicitations à l’Union Africaine, au NEPAD et au Gouvernement Ivoirien pour l’honneur fait à la Côte d’Ivoire qui abrite durant ces trois jours, la dernière rencontre de consultation multipartite sur la position africaine en prévision de la Réunion Ministérielle sur le Partenariat Mondial de Mexico du 14 au 16 avril 2014.


L’adoption du Partenariat Mondial résultant du Quatrième Forum de Haut Niveau de Busan de novembre 2011, constitue un tournant décisif dans la façon de fournir les services en faveur d’une coopération pour le développement.


Mesdames et Messieurs,
Honorables invités,


Cette plateforme multipartite de Busan qui a réunit plus de 150 Etats et de Gouvernement a permis de fixer pour la première fois de nouveaux principes acceptés par tous les acteurs, et prenant en compte les pays eux-mêmes, les donateurs, les pays émergents, la société civile, le secteur privé, les parlementaires et les collectivités.
Cet espace de dialogue milite en faveur d’un changement de comportement dans les relations entre tous les acteurs.


Le partenariat mondial de Busan a consacré le passage de l’efficacité de l’aide à l’efficacité du développement, en consolidant les acquis de la Déclaration de Paris et du Programme d’Action d’Accra, et ouvre la voix aux nouveaux enjeux du développement.


Les contributions beaucoup plus élargies des nouveaux acteurs jusque-là peu intégrés dans les schémas classiques de pourvoyeurs d’assistance pour le développement : il s’agit notamment du secteur privé, de la société civile (y compris les organisations de femmes et de jeunes), la coopération sud-sud et les initiatives de gestion de connaissance.


Mesdames et Messieurs,
Honorables invités,


Cette rencontre africaine de Haut Niveau intervient à un moment crucial, où les consultations sur l’agenda international de développement Post OMD 2015 sont en cours.


En effet, les consultations sur l’agenda Post OMD 2015, s’inscrivent bien dans la droite ligne du renforcement du Partenariat mondial à la coopération plus inclusif et efficace au service du développement est plus que nécessaire.


En effet, le rapport 2013 de suivi de l’OMD huit (8), a clairement mentionné que « l'aide en part du revenu total des donateurs est en baisse, aussi bien pour les pays les moins avancés que pour l'Afrique Subsaharienne pour la première fois depuis plus d'une décennie, les pays donateurs étant confrontés à des contraintes fiscales ».

Mesdames et Messieurs,
Honorables invités,


Il s’agit là à notre avis d’un sujet préoccupant sur lequel le Partenariat Mondial aura besoin de focaliser ses interventions futures.
C’est pourquoi, les partenaires au développement dans leur ensemble, soutiennent la Position Commune Africaine qui permet de renforcer :
-    le partage de connaissances sur les bonnes pratiques
-    le renforcement des capacités et l’approfondissement du dialogue sud-sud pour une réelle stratégie de l’aide pour la sortie de la dépendance de l’aide à long terme


-    et la mobilisation des ressources domestique
En effet, les partenaires au développement et en particulier les Nations Unies jouent un rôle très important dans cet agenda, avant et après Busan et espèrent poursuivre leur collaboration avec l’UA et le NEPAD, ainsi que les différents pays ici présents afin d’articuler la contribution du partenariat mondial à l’atteinte des OMD et à l’Agenda Post OMD 2015.


Mesdames et Messieurs,
Honorables invités,


Depuis Busan, le PNUD pour le compte du système des Nations Unies, joue le rôle au sein du Secrétariat Conjoint avec l’OCDE en collaboration avec l’UNOPS, la Suède, le Ghana et Development Initiative abrite l’Initiative Internationale pour la Transparence de l’Aide (IATI). Cette initiative permet aux différents acteurs de publier les données sur la coopération suivant un standard commun adopté par tous.


Aussi, en collaboration avec le Département des Nations Unies pour les Affaires Economique et Sociale (UNDESA) du Conseil Economique et Social (ECOSOC), les Nations Unies contribuent à :
-    la mise en œuvre des principes de la responsabilité mutuelle
-    la formulation de politiques nationales de coordination de l’aide
-    la mise en place des plateformes de gestion de l’aide
-    le développement du leadership et le renforcement des cadres d’évaluation de performance

Mesdames et Messieurs,
Honorables invités,


Les actions ci-dessus énumérés constituent le socle de toutes les initiatives de partenariat mondial sur la Transparence et Responsabilité Mutuelle.


C’est pourquoi nous nous réjouissons que ces engagement occupent une place importante dans l’agenda sur le Partenariat Mondial et nous demandons aux pays représentés ici, à l’Union Africaine et au NEPAD de faciliter le renforcement de l’appropriation effective de ces principes par tout le monde et faire des progrès qui s’imposent suivant les indicateurs du cadre de suivi.


En effet, jusqu’à ce jours, environ 15 pays disposent d’une plateforme de gestion de l’aide et 20 pays disposent d’une politique de l’aide.
Ces progrès ont besoin d’être améliorés et nous, Partenaires au développement, sommes disposés à accompagner la réalisation de ces progrès.


Comme il vous sera présenté à partir du jeudi prochain dans le cadre de la présentation du rapport sur le suivi des indicateurs du Partenariat Mondial, la prévisibilité à moyen terme et l’alignement des partenaires sur les systèmes nationaux constituent un défi, ainsi que la contribution effective des nouveaux acteurs (secteur privé, société civile, parlementaires).
Mesdames et Messieurs,
Honorables invités,


Pour toutes ces raisons, nous pensons que le NEPAD et l’UA doivent davantage jouer leur rôle de facilitateur, pour mobiliser et engager les différents pays du continent sur les axes spécifiques et la mise en œuvre des outils concrets pour assurer une efficacité de la coopération au développement suivant les objectifs de la Position Commune de l’Afrique.


La mise en place d’un plan d’action avec des axes clairs qui tiennent compte du profil de chaque pays nous paraît indispensable.


En effet, certains pays africains ont encore une forte dépendance de l’aide tandis que d’autres disposent des horizons clairs pour réduire le volume d’aide dans leur plan d’action pour le développement.


Dans ce contexte de diversité sur le contient, le plan d’action de mise en œuvre de la position commune devra démontrer comment les ressources extérieures qui sont utilisées aujourd’hui peuvent permettre d’assurer une sortie de la dépendance de l’aide à terme.


Ainsi, l’agenda de la Mobilisation des Ressources Domestiques nous parait adéquat pour régler ce problème et nous souhaiterions que les pays africains ici présents qui participent à la réunion de mexico sollicitent l’appui du Partenariat Mondial pour le développement de leur plan d’action pour l’efficacité du développement.


L’agenda africain sur l’efficacité du développement doit mettre l’accent sur la dimension régionale, et l’articulation avec les processus pays.

Mesdames et Messieurs,
Honorables invités,


Je ne saurai terminer mes propos sans donner quelques informations qui j’en suis sûr seront développées par le Gouvernement Ivoirien sur son processus de suivi de l’efficacité du développement en Côte d’Ivoire.

En effet, le pays après l’adoption du Plan national de développement (PND 2012-2015) a inscrit la mobilisation des ressources comme une priorité.
Les partenaires sous le leadership du Premier Ministre se sont engagés dans une réflexion stratégique d’appui conjoint à la coordination.

 
Le pays vient de lancer la mise en œuvre d’activités concrètes pour le suivi de l’aide en Côte d’Ivoire et a participé à la collecte de données sur les indicateurs de Busan et le sondage sur le Responsabilité Mutuelle.

Je voudrais réaffirmer l’engagement de l’ensemble des partenaires bilatéraux et multilatéraux à poursuivre les efforts s’inscrivant dans la coordination de l’aide en Côte d’Ivoire.