CIEA 2017 : Le financement de l’entrepreneuriat féminin au centre des débats

18 mai 2017

Un side-event portant sur  le financement de l’entrepreneuriat féminin, s’est tenu le jeudi 30 mars en marge de la seconde édition de la CIEA sous l’égide de la Confédération Générale des entreprises de Côte d’Ivoire (CGECI).

Selon Madame Nialé Kaba,  ministre du Plan et du Développement, «  la représentativité de la femme dans les cercles de décision et dans les activités formelles doit être améliorée (…) les femmes représentent 50% d’intelligence qui doit accompagner le développement des Etats ».

Elle a salué l’initiative de ce panel qui aborde une problématique extrêmement importante dans la course vers l’émergence.

Pour sa part, la Directrice de Cabinet du ministre de la femme de la protection de l’Enfant et de la Solidarité, Madame  Yvonne Bosso a relevé que l’émergence des Etats africains ne peut se faire sans le pilier spécifique qu’est la femme. "Le financement de l’entrepreneuriat féminin constitue un défi que les Etats doivent prendre en compte dans leur développement", a estimé Mme Bosso.

"L’émergence de l’Afrique ne saurait se réaliser sans la pleine participation des femmes en général et des femmes entrepreneures en particulier", a-t-elle conclu.

La vice-présidente de la Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire (CGECI) Massogbê Touré a de son côté plaidé à l’endroit des banques et structures de financement en faveur d’un mécanisme innovant pour le financement de l’entrepreneuriat féminin.

"Les femmes sont le moteur du développement", a souligné Mme Massogbê.

La session parallèle sur le financement de l’entrepreneuriat féminin a vu la participation de centaines de femmes issues de différents secteurs d’activités et d’une dizaine de pays Africains.

La session s’est déroulé en trois phases : une conférence donnée successivement par Mme TOURE Massogbè, en sa qualité de femme entrepreneure et première femme industrielle de Côte d’Ivoire qui a présenté les nombreuses difficultés que rencontrent les femmes entrepreneures africaines pour l’accès au financement, et Madame Sarata KONE, Directrice Général de la banque UBA, qui a donné quelques précisions sur les raisons qui justifient l’accompagnement difficile des PME par les banques.

La deuxième phase a consisté au partage de cinq témoignages de femmes entrepreneures Africaines du Bénin et de Côte d’Ivoire sur leur expérience de mobilisation de fonds et de financement.

Le panel durant la troisième phase de la session a permis de présenter différents instruments de financement destinés aux femmes entrepreneures d’Afrique et d’ailleurs, en mettant l’accent sur les questions que soulève l’efficacité de ces instruments et programmes. Ce panel a réuni cinq femmes de divers horizons : Mme Sylvie N’GANSO, cheffe d’entreprises camerounaise, Mme Suzanne BELNOUN, Présidente de l’Organisation des Femmes Africaine de la Diaspora (OFAD) de France, Mme Abeba TESFAI, Directrice des services financiers et marketing pour les femmes à ENAT Bank Ethiopie, Mme Jessie Kalisa UMUTONI, femme entrepreneure rwandaise, et Madame Nabila JOUHARI, cheffe d’entreprise et membre de la Confédération Générale des Entreprises du Maroc (CGEM).

Quatorze (14) résolutions ont sanctionné cette session dédiée à la question du financement de l’entrepreneuriat féminin. Ces résolutions ont été consignées dans un document dénommé : « l’Appel d’Abidjan des Femmes Entrepreneurs Africaines, Vers une Africaine Emergente, Entrepreneuriale, Féminine ».