La réhabilitation d'infrastructures communautaires pour impulser l’intégration des ex-combattants au nord de la Côte d’Ivoire

28 avr. 2014

imageles élèves manisfestent leur joie lors de la cérémonie officielle de remise des 3 classes

Un centre de santé et une école réhabilités ont été inaugurés à Lakpolo, un village situé dans les environs de Korhogo au nord de la Côte d’Ivoire par l’Autorité pour la Démobilisation, le Désarmement et la Réintégration  (ADDR) et le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) en présence du Ministre d’Etat, Secrétaire Général de la Présidence et Maire de Korhogo et de bien d’autres autorités locales.

 Ces  réhabilitations permettent  d’une part de rendre opérationnel le dispensaire et la maternité en vue de faciliter l’accès des populations aux soins médicaux en réduisant les risques liés à l’accouchement, et d’autre part d’améliorer les conditions d’apprentissage et de l’enseignement  dans l’unique l’école primaire du village.

 « Les  femmes accouchaient à la maison, désormais nous accoucherons dans notre maternité » laisse savoir Tchelourgo, une jeune fille de Lakpolo.

 D’un montant global de 46.000 US dollars, la  réhabilitation de ces infrastructures visait également l’intégration sociale et communautaire des ex-combattants en vue de favoriser la cohésion entre ex-combattants et populations d’accueil.

  « Avant les travaux de réhabilitation, je me méfiais des ex-combattants, mais après avoir travaillé avec eux  sur les chantiers du centre de santé et de l’école, cette méfiance a disparu » confesse un jeune du village recruté pour participer aux travaux.

 L’ONG, Notre terre Nourricière chargée d’exécuter les travaux a recruté la main d’œuvre parmi les ex-combattants, notamment 10 d’entre eux, et 5 jeunes du village, pour qui les travaux ont constitué un véritable chantier école. Cette collaboration a permis de rapprocher davantage les ex-combattants et les jeunes de la localité.

 « C’est avec une grande fierté que j’ai participé aux travaux de réhabilitation du centre de santé et de l’école de mon village », se félicite Nangain, un ex-combattant.

 Pour rappel,  ce sont 15 projets de réhabilitation communautaire et de cohésion sociale qui ont été réalisés dans le cadre du partenariat entre l’Autorité pour la Démobilisation, le Désarmement et la Réintégration (ADDR) et le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) en vue de contribuer à créer les conditions favorables à une vie communautaire plus apaisée entre ex-combattants et populations d’accueil.