La 5ème édition du Forum africain du carbone

05 juil. 2013

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« C’est un combat pour la survie de nos nations », a déclaré le premier ministre ivoirien, à l’ouverture du 5ème forum africain du carbone organisé à Abidjan, en Côte d’Ivoire.

La  5ème édition du Forum africain du carbone s’est tenue, du 3 au 5 juillet 2013, à Abidjan.  l’objectif , pour les organisations internationales, le secteur privé et les décideurs politiques impliqués dans la lutte contre les changements climatiques, était de réfléchir et de s’informer sur l’évolution des émissions de gaz à effet de serre (Co2, So2, No2, Nh4) et du processus du financement carbone.

C’est avec l’appui de plusieurs partenaires au développement dont le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), que ce forum a été organisé par les autorités ivoiriennes.

En procédant,  à l’ouverture officielle des travaux, le Premier ministre ivoirien, son excellence monsieur Daniel Kablan Duncan a véritablement sonné l’alerte à la mobilisation commune des experts. « Les réflexions sur la situation du changement climatique est un combat pour la survie de nos nations. Ce forum est donc un véritable marché d’échanges entre tous les acteurs du Mécanisme de développement propre. Il permet d’espérer que les pays africains ont leur place dans la nouvelle économie verte qui est, par ailleurs, un bassin d’emplois, surtout pour les jeunes », a-t-il signifié. Avant d’indiquer qu’en abritant ce forum, le gouvernement ivoirien, signataire, depuis 1994, de la convention-cadre des Nations-Unies sur les changements climatiques, veut explorer toutes les voies d’émergence de la Côte d’Ivoire.  Et que « Le président Ouattara entend engager le pays sur tous les fronts pour garantir une vie paisible aux générations actuelles et futures ». Une vision fortement partagée par le ministre de l’Environnement, de la salubrité urbaine et du développement durable. Selon le ministre  « Sans un mécanisme approprié pour assurer une transition énergétique viable à faible émission de carbone, l’Afrique ne sera pas en mesure de contribuer significativement à la réduction du réchauffement climatique ». Un appel ainsi lancé à la communauté africaine pour intensifier, comme le Brésil, l’Inde et la Chine qui bénéficient des marchés du carbone, sa contribution à la protection de l’environnement grâce à la réduction et à la maîtrise des émissions de carbone.

Pour rappel, selon le Programme des Nations-Unies pour l’Environnement (PNUE), «  investir 2% du Pib mondial dans des secteurs capitaux de l’économie verte pourrait permettre de réduire grandement les émissions de carbone ainsi que la pauvreté dans le monde sans altérer la croissance économique ».