Les abeilles artisanes de réduction de la pauvreté et de protection de l’environnement


« Autrefois, avec un revenu mensuel  de 60 USD, j'avais du mal à m'occuper de ma femme et des mes six  enfants. Aujourd'hui, avec l'apiculture, mes difficultés pendant la période de soudure et la faiblesse de mes revenus agricoles  ne sont plus qu'un vieux souvenir » ces mots sont de Justin KOUAME.

A retenir

  • Le projet a vise à : sauvegarder les reliques forestières (sauvegarde de la biodiversité) et initier des activités génératrices de revenus pour les bénéficiaires par la production et la vente du miel (la lutte contre la pauvreté en milieu rural).
  • Sont concernés, 100 apiculteurs dont 25 femmes répartis sur 22 villages. Avec une production de 13 tonnes de miel en 2011 et 15 tonnes en avril 2012
  • En 2011 Justin a eu un gain de 2000 USD et 2500 USD en 2012 avec une récolte de 6000 litres

L’exemple de ce jeune agriculteur ivoirien de 37 ans, pour qui l'apiculture est aujourd’hui, une source substantielle de revenus doit faire école,  être un exemple à suivre. Depuis 2005, que Justin s’est adonné à la pratique de l’apiculture, il arrive à s’épanouir avec sa famille et a même pu matérialiser un vieux rêve : se construire une maison.

En effet, sa production de miel, pour l'année 2011, lui a rapporté un gain de 2000 USD  et pour 2012, il a déjà récolté 6000 litres qui lui ont procuré environ 2500 USD.

Justin, ainsi que bon nombre de jeunes de cette localité habite dans l’une des régions de la Côte d’Ivoire les plus menacées par la dégradation progressive des écosystèmes forestiers pour cause d'activités agricoles et de  feux de brousse[1]   Les reliques forestières servent d'abri et de réserve  de biodiversité donc propice à l’apiculture.

C’est pourquoi, la coopérative villageoise des jeunes de la localité a décidé en partenariat avec le programme PNUD/FEM d'initier un projet d'apiculture. Ce projet a un double objectif : i) sauvegarder les reliques forestières (sauvegarde de la biodiversité) et initier des activités génératrices de revenus pour les bénéficiaires par la production et la vente du miel (la lutte contre la pauvreté en milieu rural). .

Aujourd'hui, à l'instar de Justin kouamé, ils sont 100 apiculteurs dont 25 femmes répartis sur 22 villages du département de  Toumodi.  Avec une production de 13 tonnes de miel en 2011 et déjà 15 tonnes en avril 2012 

Tout comme ses amis, Justin a bénéficié d'une formation d'un mois en apiculture. À la suite de la formation, il a reçu dix (10) ruches pour son installation en 2005. Chacune des ruches produit en moyenne 40 litres de miel. Aujourd’hui, Justin est à 50 ruches, de par son propre investissement. Cet   effort lui a permis de passer de 500 litres en 2011 à déjà 600 litres en avril 2012.

Il faut noter que l'implication des autorités locales a permis la construction (en partenariat avec le Programme PNUD/FEM de Microfinancements), d’une unité de transformation et de conditionnement des produits de la ruche. Il faut savoir qu’outre le miel, les ruches produisent, de la Cire, du pollen et de la gélée royale. Tous ces sous-produits augmentent le gain des apiculteurs.

Pour rappel, le Programme PNUD/FEM de Micro financements  (Fonds pour l’Environnement Mondial) a pour objectifs  de promouvoir la participation des communautés locales à la protection de l’environnement  à travers les aires d’interventions que sont : les changements climatiques, la biodiversité, les eaux internationales, la gestion des produits chimiques, la dégradation des terres, la gestion durable des forêts. En outre, le Programme contribue  à lutter contre la pauvreté.