Vue d’ensemble

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La forêt du Mont Péko dans l'ouest de la Côte d'Ivoire

La Côte d'Ivoire fait face à de très nombreux défis en matière de gestion durable de l'environnement et la crise sociopolitique qui a duré plus d'une décennie n'a fait qu'aggraver la situation et remis en cause de nombreux chantiers engagés dans le développement durable. Après le sommet de RIO de 1992. Au niveau du couvert forestier estimé à 12 millions d’ha en 1960 contre 2,802 millions ha en 2007, la superficie a diminué de 75% en moins d’un demi-siècle en raison de la déforestation principal facteur déterminant l’élimination d’au moins 90 % de la couverture forestière avec un rythme de déboisement d’environ 200 à 400 000 ha/an

Le bureau a entrepris d'apporter un appui à l'actualisation/adaptation des principales politiques relatives à l'environnement et à la gestion durable des ressources naturelles (forêt, gestion des ressources en eaux, gestion durable des sols etc.) en prenant en compte les principaux défis liés à la dégradation des ressources naturelles, aux risques inhérentes au dérèglement climatique, l’exploitation durable des ressources naturelles ainsi que les interactions entre les problèmes socio économiques et environnementaux. En outre, il met l'accent sur le renforcement des capacités nationales aussi bien des acteurs étatiques que des ONG et des communautés de base. De même les questions liées aux changements climatiques et aux efforts d'adaptation/atténuation sont abordées et font l'objet d'une attention de plus en plus soutenue par les partenaires nationaux y compris le secteur privé.

Nos résultats clés de 2009 à 2013

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Centre de santé de Sapia dans l’ouest de la Côte d'Ivoire

L’appui du PNUD s’est focalisé  sur les points suivants :

·   Les actions soutenues d'appui technique et financier pour la révision des politiques de l'environnement, de la forêt, de la gestion des ressources en eaux ont permis aux Ministères en Charge de l’Environnement et celui des Eaux et Forêts de renforcer la mise en adéquation de documents de politiques du secteur et des cadres juridiques y relatifs.

·   Le code forestier a été revu et soumis pour adoption au Gouvernement, le plan de lutte contre la dégradation des terres finalisé et les zones de concentration de la lutte contre la dégradation des terres identifiés. Par ailleurs, une stratégie de gestion Intégrée des Ressources en Eau (GIRE) et une étude pour la mise en place du financement  en vue d'accroitre la rationalisation de cette ressource a été élaborée.

·    Un  appui a été fourni aux acteurs nationaux pour renforcer le cadre institutionnel de la REDD+ qui consiste à apporter une compensation aux pays en voie de développement qui contribuent par leurs actions à la réduction des émissions de CO2 dues à la déforestation et à la dégradation des forêts dans le cadre de la lutte contre le changement climatique. Ceci a contribué à l'éligibilité de la Côte d'Ivoire au programme ONUREDD et à la mobilisation des ressources des autres partenaires (FAO, GIZ etc.).

·   Le bureau a aussi contribué à finaliser la stratégie nationale de gestion des risques liés aux catastrophes naturelles pour permettre à la plate forme nationale multi acteurs d'avoir une meilleure cohérence dans ses actions.

·   Par ailleurs, les cations de protection de la forêt de Tai ont été réalisés en appui à l'OIPR, la GIZ et au WCF et ont contribué à la diminution en 2012 de l'indice de pénétration humaine de 7%. De même des mesures riveraines au profit des communautés en vue de développer des activités de substitution en lieu et place de l'utilisation abusive des ressources naturelles ont été initiées.

·  En outre, le plaidoyer auprès des autorités a contribué à l'abolition de l'utilisation des sachets plastiques à partir de la fin 2013

·   Il convient également de noter que le programme  de micro-financements du Fonds pour l'environnement mondial a contribué à une plus grande responsabilisation des communautés dans la gestion durable des ressources naturelles et à l'amélioration de leur bien-être, autour de 85 projets générateurs de revenus initiés dans les domaines de la biodiversité, du changement climatique et des eaux internationales.

·   En effet, il a contribué à mener des expériences réussies telles que la réhabilitation des mangroves dans la cadre de préservation de la biodiversité lagunaire à Bingerville et à développer l’apiculture et des techniques de séchage du cacao moins polluantes, dans le cadre de la lutte contre la pollution, la préservation de la couche d'ozone et le changement climatique.

·   Au niveau de l'énergie, le bureau a contribué en appui au bureau régional de Dakar à l'élaboration d'un diagnostic de l'accès aux services énergétiques et  d'un programme national d'investissement y relatif qui vient d'être validé.

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Rio+20 : 20 ans de changement pour la planète

Enjeux (défis) :

Les efforts entrepris  par le gouvernement visant une gestion plus rationnelle et durable des forêts  n'ont pas réussi a enrayé la réduction des surfaces forestières : le bois-énergie demeure aujourd'hui encore la principale source d'énergie des ménages ruraux qui utilisent des foyers et méthodes de production/consommation à bas rendements énergétiques. Les activités de reboisement. La cible de 20% que s'est fixée le gouvernement dans le cadre de l'OMD7 et correspondant à 6,45 millions d’hectares sera difficilement atteinte en 2015. Les forêts classées, parcs nationaux et réserves font l'objet d’occupations illégales des forêts classées par les  populations qui s'y installent ou y pratiquent l’agriculture. Le manque d’organisation et la difficulté de faire appliquer les lois facilitent également la venue de ressortissants de pays limitrophes. En outre, les questions de changements climatiques et les mesures adaptation à prendre par les populations restent timidement vulgarisée et pose le risque de la sécurité alimentaire.

Au niveau de l'énergie, l’un des plus grands défis est l’accès aux services aussi bien au niveau des ménages que dans les services sociaux de base, notamment l’eau, la santé et l’éducation

Perspectives :

·   Renforcer la résilience des populations face aux changements climatiques par des actions plus vigoureuses au niveau local impliquant les collectivités

·   Renforcer les capacités en matière de transformation des comportements dans les pratiques actuelles dans la gestion des ordures, l'utilisation des ressources naturelles

·   L'appui au développement de l'économie verte et d'emplis verts

·   Renforcer la taille du portefeuille actuel par la mobilisation des ressources