Premier extrait de naissance à 10 ans

 l'histoire de Maeva et son extrait de naissance
l'histoire de Maeva et son extrait de naissance

Maeva est  originaire de Danané, ville située à l’ouest de la  Cote d'Ivoire. Elle  a  dix  (10) ans et vient d'avoir  son premier d’extrait d’acte de naissance notamment un jugement supplétif, sans lequel, elle n’aurait pas pu passer son examen d’entrée en collège.

A retenir

  • En 2002, la Côte d’Ivoire est coupée en deux suite à une rébellion. Une moitié du territoire ivoirien est restée sans administration. A la fin de la crise, le Gouvernement ivoirien a entrepris le redéploiement de l’administration
  • En mars 2012, dans le cadre de la reprise du fonctionnement de l’appareil judiciaire sur l’ensemble du territoire national, trente huit (38) Magistrats du Parquet, de l’Instruction et du Tribunal pour mineur ont participé à une session de remise à niveau des connaissances techniques et pratiques
  • Suite à ce renforcement de capacité, le personnel judiciaire a mené plusieurs campagnes de sensibilisation auprès des populations sur les questions de droits de l’homme, de genre et de protection des mineurs dans le contexte post-crise à travers six (6) cliniques juridiques
  • Le projet de renforcement des capacités des magistrats s’inscrit dans une initiative plus globale soutenue par le PNUD dans le domaine de l’accès à la justice. ce sont au total 103 magistrats et 45 greffiers en service depuis plusieurs années sans avoir bénéficié de formation continue qui ont été formés

À sa naissance en 2003, les parents de Maeva n'ont pu déclarer sa naissance à la sous préfecture de leur localité du fait de l'absence de l'administration suite à la crise militaro politique que vivait la Côte d'Ivoire.

« Quand la guerre a éclatée, tous les fonctionnaires de l’Etat sont partis de Danané » explique Joseph, le père de Maeva.

Pendant toute cette période, la plupart de ces fonctionnaires est restée sans poste. A la fin de la crise, le Gouvernement ivoirien a entrepris le redéploiement de l’administration y compris l’appareil judiciaire.

En mars 2012, dans le cadre de la reprise du fonctionnement de l’appareil judiciaire sur l’ensemble du territoire national, trente huit (38) Magistrats du Parquet, de l’Instruction et du Tribunal pour mineur précédemment sans poste ou en fonction dans les anciennes zones occupées  ont participé à une session de remise à niveau des connaissances techniques et pratiques  en vue de l’exercice de leurs fonctions après plusieurs années d’inactivités. Ce projet de formation a beneficié de l’appui technique et financier du PNUD.
« Pendant toute la durée de la crise,  je suis resté sans travailler et cette formation est venue à point nommé pour me permettre de reprendre le service et de  mieux servir les populations » confie M. Yeo, un des magistrats formé et  redéployé.

Suite à ce renforcement de capacité, le personnel judiciaire a mené plusieurs campagnes de sensibilisation auprès des populations sur les questions de droits de l’homme, de genre et de protection des mineurs dans le contexte post-crise.

« Un jour, les magistrats sont venus nous sensibiliser sur la protection des mineurs, c’est alors que j’ai expliqué le cas de ma fille qui n’avait pas d’extrait de naissance. Ils m’ont  très bien expliqué la procédure d’obtention d’un jugement supplétif" avant de m’encourager à venir au tribunal. Je me suis rendu au tribunal, et aujourd’hui ma fille a  son jugement supplétif » laisse entendre le père de la petite Maeva.

Le projet de renforcement des capacités des magistrats s’inscrit dans une initiative plus globale soutenue par le PNUD dans le domaine de l’accès à la justice. Il s’agit en effet de contribuer à améliorer la qualité de service fournie par  l’Administration publique aux populations tout en sensibilisant les populations à mieux connaitre leurs droits et à les défendre devant les autorités. Dans le cadre de ce projet, ce sont au total 103 magistrats et 45 greffiers en service depuis plusieurs années sans avoir jamais bénéficié de formation continue qui ont été formés. Cette initiative développée en partenariat avec l’Institut National de Formation Judiciaire devrait permettre à terme d’inscrire de nouveaux modules dans le curricula de la formation initiale de l’Institut.

Le volet sensibilisation des populations est pris en charge par six (6) cliniques juridiques déployées sur l’ensemble du territoire ivoirien avec l’appui technique et financier du PNUD, de l’UNICEF, de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire  et de l’Union Européenne.

Publications
Dynamiques et capacités de gestion des conflits à l'Ouest de la Côte d'Ivoire

Dans le cadre de l'Étude sur les dynamiques et capacités de gestion des conflits dans l'ouest avec l'appui du PNUD et du Fonds de Consolidation de la Paix des Nations Unies, Interpeace1 a engagé un processus de recherche participative de août à décembre 2012, faisant des habitants de l'ouest les protagonistes dans l'analyse des facteurs contribuant à la violence cyclique et dans l'identification de possibles voies de sorties.

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