6 Combattre le VIH/sida, le paludisme et d’autres maladies

Où en sommes-nous ?

La prévalence de l’infection à VIH a connu une baisse. En effet, elle est passée chez les sujets âgés de 15-49 ans à 3,7% en 2012 contre 4,7%  en 2005 pour un objectif fixé de 1,8% en 2015. Elle est de 4,6% chez les femmes et de 2,7% chez les hommes (contre 6,4% chez les femmes et 2,9% chez les hommes selon les résultats de l’EDS III - 2012).

L’objectif six vise à combattre le VIH/sida, le paludisme et d’autres maladies. Les indicateurs relatifs au VIH/sida affichent une progression globalement maîtrisée tandis que ceux de la tuberculose demeurent un sujet majeur de préoccupation.

En effet, le taux de prévalence du VIH/sida est passé de 6,9% en 2000 à 3,7% en 2008 (Indicateurs selon UNGASS (United Nations General Assembly Special Session on HIV/AIDS). Ces résultats ont été possibles grâce à l’augmentation de l’offre des services de prévention et de prise en charge, le renforcement de la coordination et du suivi-évaluation de la réponse nationale. En ce qui concerne la tuberculose, l’incidence des cas déclarés pour 100.000 habitants est passée de 97 cas en 2000 à 117 en 2009, à cause de la co-infection avec le VIH/sida.

Malgré les résultats obtenus, des efforts considérables restent à faire en matière de lutte contre le VIH/sida, le paludisme et la tuberculose, notamment pour permettre l’amélioration de la qualité de la prise en charge et du taux de succès du traitement.


Figure 15: Taux de prévalence du VIH/Sida

1.42 années
d'ici
à 2015

1990 2015
Cibles
  1. D’ici à 2015, avoir enrayé la propagation du VIH/sida et avoir commencé à inverser la tendance actuelle
    • La propagation du VIH semble s’être stabilisée dans la plupart des régions et un nombre plus important d’individus survit plus longtemps.
    • Beaucoup de jeunes n’ont toujours pas les connaissances nécessaires pour se protéger du VIH.
    • Il est parfaitement possible d’autonomiser les femmes par le biais de l’éducation au sida, comme l’ont démontré un certain nombre de pays.
    • En Afrique subsaharienne, les connaissances sur le VIH augmentent en fonction du niveau de richesse, ainsi que parmi ceux qui vivent dans les zones urbaines.
    • On trouve des disparités entre hommes et femmes et entre les ménages les plus riches et les plus pauvres en ce qui concerne l’utilisation de préservatifs.
    • L’utilisation du préservatif pendant les rapports sexuels à haut risque est une pratique qui gagne du terrain dans certains pays et c’est l’une des facettes d’une prévention effi cace du VIH.
  2. D’ici à 2010, assurer à tous ceux qui en ont besoin l’accès aux traitements contre le VIH/sida
    • Le taux des nouvelles infections au VIH continue d’augmenter plus rapidement que la mise à disposition des traitements.
    • Étendre l’accès au traitement pour les femmes séropositives permet aussi de protéger leurs nouveau-nés.
  3. D’ici à 2015, avoir maîtrisé le paludisme et d’autres maladies graves et commencer à inverser la tendance actuelle
    • La production de moustiquaires imprégnées d’insecticide explose.
    • Dans toute l’Afrique, l’utilisation accrue de moustiquaires imprégnées d’insecticide protège les communautés du paludisme.
    • La pauvreté reste un facteur limitant l’utilisation des moustiquaires.
    • L’approvisionnement mondial en médicaments anti-paludisme plus efficaces continue de croître rapidement.
    • Les enfants des ménages les plus pauvres ont le moins de chances de recevoir un traitement antipaludique.
    • Un financement extérieur permet de réduire l’incidence du paludisme et les décès qui y sont liés, mais un appui supplémentaire est nécessaire.