6 Améliorer la santé maternelle

Où en sommes-nous ?

La santé maternelle reste précaire : le taux de mortalité maternelle est passé de 597 décès pour cent mille naissances vivantes en 1994 à 543 décès en 2005 puis 470 en 2008 et se situe en 2012 à 614 décès. Ce qui est loin de permettre d’atteindre le taux de 150 décès pour cent mille naissances fixé pour 2015. A cet effet, le pays est engagé dans plusieurs initiatives dont le cadre d’accélération pour l’amélioration de la santé maternelle.

En ce qui concerne l’amélioration de la santé maternelle, les données révèlent une lente amélioration des indicateurs de santé maternelle (597 pour 100.000 naissances vivantes en 1994-EDS à 543 en 2005-EIS). Cette amélioration se justifie par la transformation depuis 2002 des programmes de coopération des partenaires du système de santé en cadres d’interventions humanitaires centrées spécifiquement sur la santé de la reproduction. Si ce domaine spécifique connaît des avancées, il convient toutefois de donner plus d’engagement quant au respect des résolutions internationales.

Cible 1A : Réduire de trois quarts, entre 1990 et 2015, le taux de mortalité maternelle

Cible 1B : Rendre l’accès à la médecine procréative universel d’ici à 2015


Figure 12: Proportion d’accouchements assistés par du personnel de santé qualifié

1.17 années
d'ici
à 2015

1990 2015
Cibles
  1. Réduire de trois quarts, entre 1990 et 2015, le taux de mortalité maternelle
    • La plupart des décès maternels pourraient être évités.
    • Donner naissance est particulièrement risqué en Asie du Sud et en Afrique subsaharienne, où la plupart des femmes accouchent en l’absence de personnel qualifié.
    • L’écart urbain-rural s’est rétréci, en ce qui concerne la présence de personnel qualifié pendant l’accouchement.
  2. Rendre l’accès à la médecine procréative universel d’ici à 2015
    • Un nombre plus grand de femmes bénéficient de soins prénatals.
    • Il y a des inégalités flagrantes en ce qui concerne les soins pendant la grossesse.
    • Dans les régions en développement, une femme sur trois seulement reçoit les soins recommandés pendant la grossesse.
    • La réduction du nombre de grossesses chez les adolescentes est au point mort, ce qui met plus de jeunes mères en danger.
    • La pauvreté et le manque d’éducation perpétuent les taux élevés de naissances chez les adolescentes.
    • Le progrès dans le recours à la contraception chez les femmes ont ralenti.